Où es-tu, Justice ?

Où est-ce qu’elle est la Justice ? Où est-elle quand je vois que des milliers de jeunes naissent le cul bordé de nouilles alors que d’autres crèvent la misère toute leur vie ? Ou est-elle quand à certains leur est donné tout ce dont ils ont besoin pour s’épanouir dans ce qu’ils aiment sans limites alors que j’ai dû renoncer à des études qui me plaisaient pour des études qui « marchent » et qui me promettent un « avenir » brillant, au minimum correct ?
Où es-tu, Justice, quand j’aimerai pouvoir m’approfondir dans ce qui me plaît mais que je dois mettre tout ça de côté pour me créer un bagage socio-culturel conséquent pour faire un boulot qui ne me plaira pas plus que ça, qui ne me correspondra qu’à moitié ?

Une moitié c’est déjà pas mal, mais ça n’est pas moi. Pas complètement. Et je pourrais bien me plaire dans les études linguistiques, dans les différentes cultures que je toucherai. Je ne serai jamais réellement moi qu’en partie. Une partie épanouie pour une autre qui se meure mais qu’on doit taire.
Je pars de rien dans la vie. Je n’ai pas d’argent, pas de pistons pour mes boulots, pas de voie toute tracée. Je n’ai en main que ma peau et mes empreintes digitales et je dois construire une vie avec. C’est à moi de trouver la matière à façonner, le plan à suivre, la maison à construire.
Au final, tout n’est qu’une question d’argent. Tout n’est qu’argent car la société dans laquelle je m’ancre ne parle que de ça, ne tourne qu’autours de ça. Je n’ai rien, je dois donc m’acharner à la tâche pour avoir. Mais qu’en est-il de ceux qui eux naissent dans un monde où ils ont tout.

Ils disposent de tous les moyens qui leurs sont nécessaire à la poursuite de leur rêve. Ils n’ont plus de limite que leur Imagination qu’ils peuvent alors travailler à foison.

J’ai mon imagination aussi, elle travaille à foison également. Seulement elle le fait dans son coin, elle est ignorée parce que je n’ai pas le temps de m’en occuper. Je dois survivre, socialement, scolairement, financièrement. Je dispose pour barrières clôturant mon chemin la Vie elle-même. Et parce que je dois y penser, et parce que je dois tout faire pour survivre sur ma route, je ne peux m’épanouir pleinement.

Aujourd’hui je survis pour avancer tant bien que mal avec les moyens qui me sont donnés. Mais cela signifie que je sacrifie une partie de moi-même à la réussite de cet acte.
Je parle de moi et je parle avec mon amertume, mais je ne suis pas le seul, je le sais bien. Je ne suis pas seul, mais nous ne sommes pas tout le monde. Où est-elle donc, la Justice, dans cette histoire ? Où est-elle passée dans mon Histoire ?

 

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